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Mardi 30 mai 2006

Etablissement:

Madame, Monsieur,

 

 

Personnels de l’enseignement agricole, nous souhaitons affirmer notre attachement à la spécificité de cet enseignement riche d’une tradition pédagogique innovante et garante d’une insertion professionnelle réussie.

 

 

Pourtant, les orientations mises en œuvre par le gouvernement et les réductions de budgets votées par le Parlement depuis trois ans mettent en danger l’enseignement agricole public.

 

 

En effet,  des mesures prises à la rentrée 2005, et maintenues pour la rentrée 2006, lui donnent un nouveau coup.

 

 

-         Le contingentement des effectifs d’élèves contraint les établissements à limiter leur recrutement, alors qu’ils répondent à une réelle demande sociale et qu’ils connaissent une véritable réussite en matière d’insertion

 

 

 

-          la mise en œuvre de nouvelles grilles vise à réduire les horaires d’enseignement, sans modification des programmes

 

 

-         des options, des heures de soutien sont supprimées et les seuils de dédoublement relevés

 

 

Plus particulièrement, dans notre établissement, les conséquences pour la rentrée 2006 seront les suivantes :

 

 

- à compléter après réunion de prérentrée et listage des problèmes dans votre établissement

-

 

-

 

-

 

 

 

Ces décisions, qui relèvent uniquement d’une gestion comptable, nous inquiètent car elles représentent une grave régression en matière de pédagogie, au détriment de nos élèves, de vos enfants et des conditions de travail des personnels.

 

 

C’est pourquoi nous nous mobilisons au sein de nos établissements et dans les instances institutionnelles, et vous demandons, Madame, Monsieur, de nous soutenir et d’exprimer votre attachement à l’enseignement agricole public que vous avez choisi pour vos enfants.

 

Par sud rural - Publié dans : enseignement
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Jeudi 13 avril 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LHOmet

Par sud rural - Publié dans : actualité
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Jeudi 30 mars 2006

Gagner contre la précarité !

La journée de grève et de manifestations du 28 mars a été une véritable déferlante populaire contre le CPE

Malgré près de 3 millions de manifestants et une très grande majorité de françaisopposée à ce projet, le gouvernement refuse de le retirer.

L’intersyndicale et la coordination étudiante appellent à une nouvelle journée nationale de grève et de manifestations le 4 avril

Si le gouvernement ne cède pas, il faut préparer les conditions de la grève générale reconductible

Après le Contrat nouvelle embauche (CNE) pour les entreprises de moins de 20 salariés, le gouvernement veut imposer le Contrat première embauche (CPE) pour les jeunes jusqu’à 26 ans. CNE et CPE comportent une disposition qui  institutionnalise la précarité : le salarié peut être licencié sans justification pendant deux ans.

La loi dite “Pour l’égalité des chances” qui institue le CPE comporte aussi d’autresmesures socialement régressives : la possibilité d’entrer en apprentissage à 14 ans ; la possibilité de faire travailler de nuit les jeunes à partir de 15 ans ; la possibilité de supprimer les allocations familiales aux familles.

C’est aussi cette loi qu’il faut aujourd’hui remettre en cause dans sa totalité. La mobilisation contre le CPE s’appuie sur l’unité de la jeunesse et des salariés. Bloquer le CPE, c’est bloquer le développement de la précarité, non seulement pour les jeunes, mais pour tous les salariés. En effet, le gouvernement a clairement annoncé la couleur : après la mise en place du CPE, il veut s’attaquer, comme le lui a demandé le Medef, au Contrat à durée indéterminée (CDI).

L’objectif est d’en finir avec les garanties que les salariés ont obtenues et de pouvoir généraliser la précarité et l’insécurité sociale, et conforter ainsi le rapport de force en faveur du patronat.

C’est dire si gagner contre le CPE est décisif pour l’avenir. Si le gouvernement ne cède pas après les énormes manifestations du 28 mars, il faudra aller plus loin. La journée de grèves et de manifestations du 4 avril décidée par l’intersyndicale et la coordination étudiante doit être une nouvelle étape de la mobilisation.

L’Union syndicale Solidaires met en débat parmi les salariés la perspective de la grève générale reconductible.

Contre le CPE nous allons gagner !

Chômage et précarité des jeunes,les chiffres ! Pour justifier le CPE, le gouvernement a mis en avant le fo rt chômage des jeunes, 22 %,qui serait une exception française.Ce chiffre n’a pourtant aucune signification, car il compte, de fait, comme chômeurs les jeunes qui sont en formation, c’est- à- dire les deux tiers des 16-24 ans.En réalité le chiffre réel du chômage des jeunes est légèrement inférieur à 8 %, la France se situant exactement dans la moyenne de l’Europe des Quinze. C’est certes déjà trop, mais on est loin de la situation catastrophique qui est présentée pour justifier des mesures socialement régressives. Il en est de même sur l’accès à un Contrat à durée indéterminée (CDI) pour les jeunes. 70 % des jeunes actifs sont en CDI trois ans après être sortis de leur  ormation. Le vrai problème concerne les non qualifiés qui ne sont que 52 % en CDI au bout de 3 ans. Or, le CPE ne peut absolument pas répondre à ce problème qui trouve sa source dans la politique d’embauche des entreprises. En effet, les entreprises préfèrent toujours, lorsqu'elles en ont le choix, recruter des salariés ayant un niveau de qualification supérieur au poste demandé.Pour résoudre ce problème, il faudrait agir directement sur le marché du travail en obligeant les entreprises à recruter du personnel non qualifié pour les postes non qualifiés. Une mesure possible,mais en rupture avec les politiques libérales de laisser faire.

Grève générale mardi 4 avril

AMPLIFIER LA MOBILISATION !

NOUVELLE JOURNEE D’ACTION LE 4 AVRIL !

DECLARATION DES ORGANISATIONS SYNDICALES

D’ETUDIANTS, DE LYCEENS ET DE SALARIES

UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Un syndicaliste gravement victime de violences policières

Cyril Ferez, syndicaliste de SUD-PTT, salarié d’Orange et représentant du personnel au CHSCT, est dans le coma suite aux graves blessures qui lui ont été infligées à l’issue de la manifestation du 18 mars, place de la Nation, lors des violentes charges de police. Son état de santé demeure stationnaire avec une "amélioration progressive de son état neurologique" mais il souffre de "complications  infectieuses pulmonaires en cours de traitement". La fédération SUD-PTT a porté plainte auprès du procureur de la République. La famille de Cyril Ferez, profondément choquée, s’est associée à la plainte.Le gouvernement a essayé par tous les moyens, y compris la calomnie pure et simple, d’empêcher la vérité d’éclater. Mais les dizaines de témoignages sont parvenus spontanément à SUD-PTT - témoignages écrits, photographiques, films des événements -, prouvent tous que Cyril a bien été victime d’une charge policière. Plus que jamais, il s’agit pour L’Union syndicale Solidaires de dénoncer fermement l’intransigeance d’un gouvernement sourd face aux revendications exprimées par une majorité du pays, la brutalité de la répression policière et d’appeler l’ensemble des jeunes et des salariés à poursuivre manifestations et grèves pour obtenir le retrait du CPE !

Le succès des arrêts de travail, des grèves et la puissance des manifestations du 28 mars, leur caractère unitaire et intergénérationnel, tout comme la durée du mouvement et son ampleur dans les lycées et universités montrent une mobilisation historique, pour exiger le retrait du CPE et l’ouverture de négociations. Il est urgent que les plus hautes autorités de l’Etat prennent la mesure de la situation et répondent sans ambiguïté à cette revendication. Pour éviter l’enlisement du pays dans une crise profonde, le gouvernement doit s’y résoudre.

L’intersyndicale demande au Président de la République d’utiliser ses prérogatives constitutionnelles pour que le CPE soit retiré.

Les organisations syndicales réitérent l’exigence de lever l’hypothèque du CPE en le retirant et à partir de là d’engager des négociations immédiates sur l’emploi, la précarité, les modalités d’accès à l’emploi, la formation et l’avenir des jeunes. Elles appellent les salariés, les étudiants, les lycéens, dès aujourd’hui et tout au long de la semaine à s’appuyer sur la dynamique unitaire, à multiplier les initiatives pour exprimer leur exigence de retrait. Elles les invitent notamment à intervenir auprès de tous les parlementaires.

Les organisations syndicales sont déterminées à amplifier la mobilisation. Elles mettent le gouvernement en garde contre toute tentative de coup de force notamment en direction des étudiants et des lycéens. D’ores et déjà elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle d’arrêts de travail, de grèves et de manifestations le 4 avril.

Paris le 29 mars 2006

Par sud rural - Publié dans : actualité
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Jeudi 23 mars 2006

FSU

 

FO

 

CFDT

 

UNSA

 

CGT

 

SUD RURAL

 

Ministère de l’agriculture et de la pêche, établissements publics

 

 

Après la formidable ampleur de la manifestation du samedi 18 mars, qui a vu descendre dans la rue plus d’un million et demi de personnes pour obtenir le retrait du CPE et devant l’obstination du gouvernement, les organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés appellent à amplifier la mobilisation.

 

Les organisations syndicales de salariés soutiennent la mobilisation du 23 mars initiée par les étudiants et lycéens et appellent à contribuer à sa réussite.

 

L’ensemble des organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens appelle le 28 mars à une journée d’action interprofessionnelle avec arrêts de travail, grèves et manifestations.

 

Suite à l’appel solennel lancé dès samedi par l’ensemble des organisations syndicales, le gouvernement doit avoir la sagesse de sortir de l’impasse dans laquelle il s’est mis : il doit retirer le CPE et doit aussi représenter le texte global de la loi dite "d'égalité des chances" devant le Parlement. Nos organisations ne peuvent tolérer qu'un gouvernement ré institutionnalise le travail de nuit des enfants ainsi que leur apprentissage à partir de 14 ans.

 

Ce retrait lèverait l’hypothèque à l’ouverture des négociations pour l’emploi et l’avenir des jeunes.

 

 

Au ministère de l’agriculture et dans ses établissements publics, les personnels sont pleinement concernés par les attaques portées contre le droit du travail et par la précarisation croissante de la situation des salariés, des jeunes en particulier.

 

L’ensemble des organisations syndicales représentatives du ministère de l’agriculture : FSU – FO – CFDT – UNSA – CGT – SUD RURAL appellent tous les personnels du ministère et de ses établissements publics à faire grève le mardi 28 mars 2006 et à participer massivement aux manifestations.

 

Elles appellent à la réunion d’assemblées générales pour faire le bilan des mobilisations, et pour décider des suites à donner à l’action si le gouvernement ne retirait pas le CPE.

 

Par sud rural - Publié dans : actualité
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Vendredi 17 mars 2006

Depuis plus d’un mois, la mobilisation contre le CPE  ne cesse de grandir. La journée du mardi 7 mars a rassemblé plus d’un million de manifestants dans toute la France. Toute cette semaine écoulée a vu la multiplication d’initiatives des organisations de jeunesse  : lycéens et étudiants se mobilisent contre un avenir fait de précarité que ce gouvernement prétend leur imposer.

Malgré l’ampleur des mobilisations, un rejet majoritaire dans l’opinion publique, l’unanimité des organisations syndicales et une cote de popularité en chute libre, le 1er Ministre persiste  : il se refuse à retirer le CPE ! Dans son intervention télévisée de dimanche dernier, il a esquivé la question préalable, le retrait du CPE, pour parler de son aménagement et a inventé des mesures d’accompagnement que personne ne lui demande !

 

 

Comme le disait récemment un responsable syndical , on a un  peu l’impression d’un de ces bonimenteurs qui vous vendent un ensemble de couteaux ou des cravates et qui ajoutent à chaque fois un petit cadeau supplémentaire pour faire oublier que la marchandise elle-même n’est pas de bonne qualité.

 

 


Le retrait du CPE, c’est le mot d’ordre central de l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, de salariés, d’étudiants et de lycéens.

 

 

 

 

En effet, se battre contre le CPE, c’est se battre contre la précarisation générale de nos vies et cela concerne l’ensemble de la population !

Le CPE n’est pas une mesure qui vise à réduire le chômage ; c’est une étape supplémentaire dans la précarisation de l’emploi et la mise à mal du contrat de travail.

Ce que veulent les patrons, ce sont des salariés qui soient dociles, peu payés et mis en concurrence les uns avec les autres !

 

 

 

 

Certes, ces pleins pouvoirs de l’employeur connaissent, théoriquement, quelques limites :
Mais prenons les exemples de la protection des femmes enceintes ou du licenciement touchant un représentant du personnel, exemples mis en avant par le 1er ministre . Dans les faits, ces limites seront très difficiles à invoquer puisque l’employeur n’aura pas à donner de motif au licenciement : il faudra qu’il soit  particulièrement maladroit ou suffisamment imprudent pour faire état devant témoins d’un motif prohibé de licenciement.

 

 

Le CPE, comme le CNE, c’est tout cela : pouvoir être licencié du jour au lendemain, sans justification ; c’est le retour au patronat de droit divin du début du 19ème siècle ! C’est le retour à la Barbarie  !

 

 

Et, ne nous y trompons pas, si aujourd’hui, le CNE est réservé aux entreprises de moins de 20 salariés (enfin, en réalité, 20 + autant de jeunes que l’on veut, puisqu’ils ne comptent pas dans les effectifs), qui sont 90 % des entreprises, et si le CPE ne peut être utilisé que pour embaucher des jeunes de moins de 26 ans, dans n’importe quelle entreprise, il ne faut pas être grand clerc pour deviner que la tendance est à la généralisation de ce type de mesure, comme l’a tout de suite demandé le Medef.

 

 

 

 

Laurence Parisot, la nouvelle philosophe en vogue, l’a bien dit : puisque la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ?

 

 

Répondons lui que l’histoire de l’humanité est justement un long chemin jalonné de batailles gagnées contre la précarité, contre l’insécurité par des progrès ,des conquêtes, des batailles : invention de l’agriculture contre la précarité de la cueillette, invention de l’élevage contre la précarité de la chasse, en passant par tous les droits conquis en matière de protection sociale par des générations de syndicalistes.

 

 

 

 

Souvenons nous par exemple qu’il y a tout juste 70 ans  , se développait en France, dans un contexte de crise politique et économique , un formidable mouvement appelé Front Populaire.

 

 

 

 

Aujourd’hui , le gouvernement et le Medef organisent l’insécurité sociale généralisée  par le truchement de cette loi dite d'égalité des chances; Outre le CPE  ces dispositions prévoient le retour au 19 éme siécle pour les enfants agés de 15 ans invités au travail de nuit et de 14 ans pour l'apprentissage.

 

 

Aujourd'hui  18 mars 2006 nous fêtons  l'anniversaire de l'institution du conseil des Prud'hommes qui souffle ses 200 bougies et ce que nous voulons c'est le contraire  de cette loi!

 

 

Nous voulons des droits collectifs et un droit du travail qui protègent les salariés !

C’est pour cette raison que la bataille contre le CPE nous concerne tous, au delà des générations et des situations professionnelles de chacun et chacune !

 

 

 

 

C’est pour cette raison que nous devons amplifier encore notre mobilisation , convaincre nos proches, nos ami-es, nos voisins de nous rejoindre dans cette lutte vitale pour notre avenir et celui de nos enfants.

 

 

 

 

C’est pour cette raison que nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas fait retirer le CPE et le CNE.

 

 

 

 

C’est pour cette raison légitime que comme le 29 mai dernier où nous avons déjà dit non ! … nous allons gagner !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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