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Vendredi 16 septembre 2005 5 16 /09 /2005 00:00
Bonjour à tous,
Voilà déja plusieurs années qu'il est impossible d'obtenir des stages de formation continue sauf pour les entrées en fonction ou les concours réservés. Petit à petit nous nous sommes tous résignés , le résultat est que nous ne demandons plus aucune formation, et que nous vivons sur nos acquis.Combien de temps ça va fonctionner comme ça, sans nouvelles connaissances, sans enrichissement pédagogique, sans concertation avec des collègues extérieurs, sans nouvelles idées???
En bureau national nous évoquons à chaque fois cet état de fait, et nous cherchons des leviers pour faire bouger les choses. Il nous apparait que ne plus rien demander n'est pas une bonne solution, elle conforte le ministère dans le fait que finalement nous n'avons pas de besoins.
Pourquoi ne pas adopter la position inverse? Pour 2005/2006, demandez chacun trois ou quatre stages de formation. Mobilisez l'équipe de votre établissement pour que chacun fasse pareil. Par exemple l'année dernière au lycée agricole de  Saint-Gervais d'Auvergne, nous nous sommes tous réunis un après-midi et nous avons tous ensemble fait nos demandes, transmises le soir au chef d'établissement. Il les a fait remonter puisqu'il y est obligé, même avec des avis défavorables c'est pas grave. Objectif: montrer par l'afflux des demandes que notre besoin est criant, urgent!!! Cela nous donnera de plus des arguments pour défendre le dossier formation en CTPM: on pourra faire une enquète avec tout ce qui a été demandé et tout ce qui a été refusé. (ou accepté sans défraiement, ce qui est la nouvelle politique, plus hypocrite que jamais!)
Alors à vos catalogues informatiques FORMCO, mobilisez-vous et mobilisez vos collègues, c'est important!!!
Salutations syndicales,
Nathalie Poisot, enseignante à St-Gervais d'Auvergne.
Par natahlie poisot - Publié dans : enseignement
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Samedi 12 novembre 2005 6 12 /11 /2005 00:00

Par nathalie poisot - Publié dans : enseignement
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Samedi 12 novembre 2005 6 12 /11 /2005 00:00

Par sud rural - Publié dans : enseignement
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Samedi 12 novembre 2005 6 12 /11 /2005 00:00

Les choix ultra-libéraux faits par le gouvernement conduisent à une entreprise de démolition des services publics : la Santé, la Recherche, l'Energie, les communications, l'Eau....et bien sur l'Education.

L'enseignement agricole public n'échappe pas à cette casse . Il y échappe d'autant moins qu'au sein de l'enseignement agricole, il est minoritaire -il y a trois « familles! »: le Privé temps plein , le Privé par alternance et le Public. Les deux premiers scolarisent à la rentrée 2005, 108 876 élèves contre 67 513 pour le Public. La DGER n'a qu'une obsession réduire les coùts et là elle fait feu detout bois! Ainsi, l'Education Nationale décide- t 'elle, pour des raisons là aussi uniquement budgétaires, de supprimer les TPE en terminale contre l'avis de toutes les instances consultatives , l'ensemble des enseignants et des élèves (qu'on se rappelle les mouvements lycéens du printemps dernier), aussitôt la DGER imite! Oui, mais elle oublie au passage, que ces heures « libérées » en terminale devaient être compensées pour permettre une meilleure pratique des langues étrangères! Je ne sais pas ce qu'il en est à l'Education Nationale, mais rien n'a été envisagé dans l'Enseignement agricole.

Toujours en ce qui concerne les langues, la DGER rappelle sans cesse les impératifs européens et envisage même de créer des sections européennes! Quand on sait que certains lycées agricoles ne peuvent même pas offrir le choix d'une deuxième langue vivante...faute d'enseignants. Aucun concours n'étant ouvert, il faut faire appel à des contractuels (encore de la précarité) et ce n'est pas toujours possible faute d'heures suffisantes à assurer (un contrat d'enseignement devant nécessairement équivaloir à un mi-temps). La seule solution serait un vrai partenariat avec l'EN! Mais c'est une autre histoire!

La rentrée 2005 a été marquée par deux mesures qui ont gravement contribué à la casse de l'enseignement agricole public: les grilles horaires et le contingentement des effectifs éléves. Sans rentrer dans les détails techniques,l'imposition des grilles horaires à la rentrée 2005, là encore contre l'avis de toutes les instances- le CNEA ayant majoritairement voté contre- fait très exceptionnel!, en dépit des mouvements,pétitions, audiences syndicales.... a pour conséquences de réduire les horaires d'enseignement (sans modification des programmes!), de relever les seuils de dédoublement et de supprimer des heures de soutien. En clair, c'est « limiter » les pratiques pédagogiques qui ont permis la réussite de nombreux élèves à du « face à face ». C'est aussi encadrer strictement les heures des enseignants ,ce qui ne laisse plus aucune marge pour les autres « missions »; si l'on ajoute à cela le fait que la nouvelle loi de finances ne prend en compte que la mission de formation, c'est aux établissements de trouver les moyens financiers et humains d'assurer les missions prévues ! Courage pour les projets d'établissement!

Autre nouveauté à la rentrée 2005, un contingent d'effectifs élèves dans la plupart des classes: l'objectif de la DGER s'affiche de plus en plus clairement, moins il y aura d'élèves dans l'enseignement agricole public et plus on fera des économies! On sait que ce contingentement ne répond qu'à un impératif économique, ne pas atteindre le seuil de dédoublement dans certaines matières: moins d'heures d'enseignement donc petit à petit moins d'enseignants...Mais ce contingentement est un déni de la mission de service public: tous les élèves doivent pouvoir suivre une formation dans un lycée agricole s'ils le désirent et encore plus poursuivre leur formation. A la rentrée certains élèves n'ayant pas eu leur bac n'ont pu redoubler dans leur établissement et n'ont eu le choix qu'entre changer complêtement de région et /ou changer d'option, ou encore aller dans le Privé (quand c'était possible) .

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le désengagement de l'Etat mais cela faira l'objet d'autres articles. Il est quand même nécessaire de dire deux mots sur la « déconcentration » : en bref, en 2007 (mais c'est dejà le cas dans certaines régions comme Rhone Alpes) le choix des ouvertures et des fermetures se faira au niveau régional! Quand on sait les inégalités existant entre les régions,le poids du Privé (voir au début de l'article!) la difficulté à maintenir les filières existantes (en ouvrir! Mais à quel prix?) cela promet bien du plaisir. Outre les missions de service public que les établissements ne peuvent plus assurer, ce désengagement a des effets dévastateurs sur les conditions de travail et d'emploi des personnels: mutations d'office des titulaires, non renouvellement de contrat de nombreux agents contractuels,diminution des personnels TOS(sans parler de la loi de décentralisation!)....

La seule réponse de la DGER ce sont les projets d'établissement et les fameux PREA (projets régionaux): fameux os à ronger quand on sait que les seules choses qui pourront y être réellement décidées ce sont qu'est ce qui va pouvoir être payé par le budget d'établissement ou par des financements extérieurs ? En résumé comment les établissements d'enseignement agricole public vont compenser le rôle de l'Etat en se vendant au mieux? Bonjour l'égalité des chances de réussite pour les « apprenants » comme ils disent.

Il est indispensable que SUD RURAL réflechisse à notre position dans ces fameux projets . Il ne faudrait pas croire que nous sommes restés passifs. Un travail important a été mené en intersyndicale,(Snetap-Fsu, Sfoerta-Fo, Syac-Cgt- les rapports sont très dificiles avec le Sgen qui ne nous considère pas comme représentatifs car nous n'avons pas de siège au CTP DGER) travail que nous allons continuer.

Comme vous avez du le constater, les mobilisations dans les établissements sont peu aisées. Plusieurs raisons à cela que je ne développerai pas ici.

Une chose est sure, la dégradation de l'enseignement agricole public s'inscrit dans un contexte plus large qui exige des réponses politiques. A SUD on croit profondément à l'articulation local/global, cela signifie qu'il faut se battre pied à pied sur le terrain, pour preserver des contrats, améliorer les conditions de travail et les conditions de réussite de tous les élèves. Même, si nous ne sommes pas toujours bien organisés ,il est possible d'obtenir des choses à condition d'être le plus nombreux possible.

Marie-Claude Herboux

Par sur rural - Publié dans : enseignement
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Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /2005 18:48

 

 

 

Depuis plusieurs années, la  diminution des crédits de fonctionnement du ministère de l’agriculture a pour conséquence  d’étrangler le service d’enseignement.

 

 

 

 Deux décisions arbitraires nous confortent dans cet avis :

 

 

 

1)      L’application des grilles horaires à la rentrée 2005 qui a entraîné des diminutions d’horaire en contradiction avec les référentiels et aussi l’impossibilité  d’assurer toutes les heures de soutien et de pluridisciplinarité qui font la richesse et la réussite reconnues de notre pédagogie.

 

 

 

2)      A ces grilles s’ajoute le contingentement d’effectif élèves pour éviter les dédoublements, avec toutes les conséquences connues : ne pas pouvoir accueillir tous les élèves qui le souhaitent et les envoyer dans les établissements concurrents du privé, et obliger les redoublants à quitter l’enseignement agricole public.

 

 

 

 

 

 

La diminution de 3% de la dotation globale horaire prévue à la rentrée 2006 va encore aggraver la situation et nous entraîner vers la disparition d’options, les fermetures de spécialités, de classes, voire d’établissements.

Ces choix politiques nous paraissent incohérents dans le contexte actuel.

En effet les lycées agricoles publics sont un tremplin pour des élèves en difficulté et s’inscrivent ainsi tout à fait dans le cadre de la politique actuelle pour l’emploi qui s ‘appuie sur la formation initiale et professionnelle.

 

 

 

Nous voulons exprimer notre vive inquiétude face à la mort programmée de l’EAP.

 

 

 

 

 

 

Sud rural

 

 

Par sud rural - Publié dans : enseignement
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