mort programmée de l'enseignement agricole?
Depuis plusieurs années, la diminution des crédits de fonctionnement du ministère de l’agriculture a pour conséquence d’étrangler le service d’enseignement.
Deux décisions arbitraires nous confortent dans cet avis :
1) L’application des grilles horaires à la rentrée 2005 qui a entraîné des diminutions d’horaire en contradiction avec les référentiels et aussi l’impossibilité d’assurer toutes les heures de soutien et de pluridisciplinarité qui font la richesse et la réussite reconnues de notre pédagogie.
2) A ces grilles s’ajoute le contingentement d’effectif élèves pour éviter les dédoublements, avec toutes les conséquences connues : ne pas pouvoir accueillir tous les élèves qui le souhaitent et les envoyer dans les établissements concurrents du privé, et obliger les redoublants à quitter l’enseignement agricole public.
La diminution de 3% de la dotation globale horaire prévue à la rentrée 2006 va encore aggraver la situation et nous entraîner vers la disparition d’options, les fermetures de spécialités, de classes, voire d’établissements.
Ces choix politiques nous paraissent incohérents dans le contexte actuel.
En effet les lycées agricoles publics sont un tremplin pour des élèves en difficulté et s’inscrivent ainsi tout à fait dans le cadre de la politique actuelle pour l’emploi qui s ‘appuie sur la formation initiale et professionnelle.
Nous voulons exprimer notre vive inquiétude face à la mort programmée de l’EAP.
Sud rural